Le risque, l'étonnement, l'appréhension. Chaque jour défini ce qu'il en sera. Et un beau jour, les choses prennent une tournure différente on hait les autres et on n'aime plus. Plus rien. On choisit d'être malheureux, non ok on choisit pas, on subit. On a ce sentiment de vide, l'impression que le coeur est arraché et qu'il ne battera plus. Qu'on est fichu et que même le temps ne réparera rien, parce que c'est trop tard ou trop tôt. Il est faux de croire que le temps guéri tout, il ne guéri rien, il enfoui tout. Non pas jusqu'à ce que l'on n'oublisse mais plutôt jusqu'à ce qu'on arrive à vivre avec. Guérir de ses blessures, avancer, tête baissée ou non. On en arrive tous à ce point là un beau jour -même si l'expression n'est pas exactement adaptée-. L'adaptation du genre humain des jours qui défilent, de passer au semblant de bonheur à un niveau qui approche l'enfer. Pauvre de nous. Condamner à attendre le bonheur et tout faire pour qu'il dure. Voilà à quoi on perd son temps, enfin perdre pour le gagner; devrais-je dire.
Après tout, on attend tous le jour où l'on trouvera que la vie a un sens et que tout ce qui nous entoure est digne d'être aimer?! A vrai dire, il y a vivre et vivre. Vivre pour survivre ou vivre pour aimer.*